Publié le 08 Avril 2026

Les ménages qui entreprennent une rénovation de leur logement espèrent consommer moins. Mais est-ce vraiment le cas ? Pour l’association Dorémi, la réponse est oui, à condition que la rénovation soit performante et les ménages accompagnés vers plus de sobriété énergétique.
L’étude de l’association Dorémi
L’étude a décortiqué la consommation énergétique après travaux de plusieurs dizaines de ménages pendant deux ans. Les participants avaient pour objectif d’avoir une consommation inférieure à 50 kWhEP/m² par an, la valeur imposée pour le label BBC-Rénovation. L’objectif a été largement atteint, avec une moyenne pour l’ensemble des foyers à 37 kWhEP/m²/an. Les écarts entre les ménages restent cependant importants puisque les consommations mesurées varient de 8 à 76 kWhEP/m²/an. Les auteurs de l’étude soulignent également que les hivers ont été particulièrement cléments pendant l’étude.
Des signes encourageants
Les conclusions de l’étude ne sont de plus pas généralisables à tout le parc immobilier rénové de l’hexagone. Les logements étudiés ont tout d’abord fait l’objet d’une rénovation d’ampleur réalisée avec un niveau d’exigence élevé (comprenant 6 postes de travaux) et effectuée par des artisans formés. Des critères que l’on ne retrouve pas dans toutes les rénovations. Les ménages ont de plus bénéficié d’un accompagnement sous forme de conseils et de webinaires afin d’optimiser leur consommation énergétique. Enfin, ils se sont portés volontaires pour participer à l’étude. Les participants ne sont donc pas forcément représentatifs de l’ensemble des ménages ayant rénové leur logement. Les conclusions de l’étude sont néanmoins intéressantes : combiner rénovation performante et démarche volontaire de sobriété énergétique permet bel et bien d’alléger les factures énergétiques.